17Péricardite aigue

PERICARDITE AIGUE

inflammation du péricarde avec ou sans épanchement péricardique

Etiologies

péricardites virales ou idiopathiques :

les plus fréquentes, touche le sujet jeune surtout

précédées d’un épisode viral, les péricardites dites idiopathiques sont sans doute d’origine virale

le risque de tamponnade est exceptionnel, avec risque de rechute et de récidive

péricardites tuberculeuses :

primo-infection chez le sujet jeune, ou réinfection chez l’immunodéprimé

tableau moins aigue associé à une AEG

risque de tamponnade ou d’évolution vers une péricardite constrictive (CTC)

péricardites purulentes :

graves, post septicémiques chez le sujet immunodéprimé, ou post chirurgie thoracique

germes mis en cause : staphylocoque (post-chirurgical) pneumocoque, haemophilus, BGN, méningocoque, fongique et parasitaire

risque de tamponnade et de péricardite constrictive

péricardite de l’infarctus :

précoce, ou tardive vers la troisième semaine (syndrome de Dressler)

péricardites néoplasiques :

fréquente surtout au cours des hémopathies malignes

autres causes

péricardites des maladies de système (PR, lupus)

péricardites post péricardotomie (quelques jours à quelques mois, semblable au syndrome de Dressler)

péricardites radiques avec risque d’évolution vers la péricardite constrictive

péricardites de l’insuffisance rénale :

urémique chez le patient non hémodialysé

transsudative chez le patient hémodialysé

péricardites rhumatismales (RAA), péricardites de la pancréatite aigue

péricardites myxœdémateuses, péricardites médicamenteuses

Clinique :

douleur : retro-sternale, ne survient pas à l’effort, prolongée, non calmée par la trinitrine, augmentée par la toux le décubitus et l’inspiration profonde, calmée par l’antéflexion

fièvre

syndrome grippal : qui peut précéder de quelques jours la péricardite

frottement péricardique systolo-diastolique en trois temps, persistant en apnée

signes droits qui doivent faire suspecter une tamponnade

Examens complémentaires :

ECG : classification de Halzmann

Stade1 : Sus-décalage ST à toutes les dérivations, concave vers le haut sans signe du miroir qui retourne à la ligne isoélectrique avec aplatissement des ondes T (stade2) parfois T(-)(stade3)

microvoltage diffus

sous-décalage de l’espace PR sans signe de miroir ni d’onde Q de nécrose

troubles du rythme supra ventriculaires fréquents

ECG peut être normal (stade 4)

Rx thoracique :

cardiomégalie symétrique en carafe lorsque l’épanchement est important

lésions tuberculeuses, néoplasiques, calcifications péricardiques…

Bilan biologique :

syndrome inflammatoire : CRP, VS

enzymes cardiaques à la recherche d’une myocardite latente

IDR, sérologie HIV

ETT :

A la recherche de signes minimes de péricardite, signes en faveur d’une étiologie

Complications :

Tamponnade : urgence thérapeutique,

Adiastolie aigue dépend de la rapidité de constitution de l’épanchement plus que de son abondance

Etiologies par ordre de fréquence : péricardites néoplasiques, aigues bénignes (du fait de leurs grande fréquence), hémopéricarde (dissection aortique, iatrogène, arme blanche…), urémiques, bactériennes, tuberculeuses, radiques…

Clinique :

Triade de Beck : ↘TA + hypertension veineuse + cœur petit et calme

le patient est assis manifeste une polypnée, tachycardie, sueurs,

signes d’insuffisance ventriculaire droite (TSJ, OMI, HPM)

le pouls paradoxal : l’inspiration profonde chez le sujet normal négative les pressions intra-thoraciques et favorise le retour veineux, les pressions dans les cavités droites compriment alors les cavités gauches, lors de la tamponnade cette compression sera responsable d’une chute de la pression artériel systolique > 10 mmHg

ECG : en plus des signes de la péricardite, on peut avoir une alternance électrique (QRS microvolté suivie d’un QRS plus volté)

ETT : examen clé

épanchement + SWINGING HEART

compression des cavités droites majorée en inspiration

TRT :

trt médical systématique : remplissage (macromolécules) +/- Dobutamine

drainage chirurgical transcutanée sous xiphoïdien, (CI dans les péricardites néoplasiques)

ponction péricardique : si l’état du patient est critique ou drainage doit être différé

CI : suspicion de dissection aortique (absolue), trouble de la crasse sanguin, épanchement localisé (relative)

péricardite constrictive :

définit comme étant une péricardite durant plus de 3mois

secondaire surtout aux péricardites purulentes, tuberculeuses et post-radiques

IVD, bas débit cardiaque

Rx : calcifications péricardiques

ECG : microvoltage, trouble de la repolarisation, trouble de la conduction, FA

ETT : dilatation des oreillettes avec ventricules normaux, péricarde épaissie, septum paradoxal

IRM/TDM

TRT : décortication péricardique

rechute : la rechute survient précocement la récidive est plus tardive

Traitement :

péricardite bénigne : repos + AINS (aspirine 3gr/jr) pdt environ 1mois puis diminuer progressivement + contrôle ETT toutes les semaines, (CI : anticoagulants)

péricardite tuberculeuse : antituberculeux pdt 1an + CTC

péricardite purulente : ATB + drainage chirurgical

péricardite néoplasique : prise en charge de la néoplasie

PERICARDITE AIGUE

inflammation du péricarde avec ou sans épanchement péricardique

Etiologies

péricardites virales ou idiopathiques :

les plus fréquentes, touche le sujet jeune surtout

précédées d’un épisode viral, les péricardites dites idiopathiques sont sans doute d’origine virale

le risque de tamponnade est exceptionnel, avec risque de rechute et de récidive

péricardites tuberculeuses :

primo-infection chez le sujet jeune, ou réinfection chez l’immunodéprimé

tableau moins aigue associé à une AEG

risque de tamponnade ou d’évolution vers une péricardite constrictive (CTC)

péricardites purulentes :

graves, post septicémiques chez le sujet immunodéprimé, ou post chirurgie thoracique

germes mis en cause : staphylocoque (post-chirurgical) pneumocoque, haemophilus, BGN, méningocoque, fongique et parasitaire

risque de tamponnade et de péricardite constrictive

péricardite de l’infarctus :

précoce, ou tardive vers la troisième semaine (syndrome de Dressler)

péricardites néoplasiques :

fréquente surtout au cours des hémopathies malignes

autres causes

péricardites des maladies de système (PR, lupus)

péricardites post péricardotomie (quelques jours à quelques mois, semblable au syndrome de Dressler)

péricardites radiques avec risque d’évolution vers la péricardite constrictive

péricardites de l’insuffisance rénale :

urémique chez le patient non hémodialysé

transsudative chez le patient hémodialysé

péricardites rhumatismales (RAA), péricardites de la pancréatite aigue

péricardites myxœdémateuses, péricardites médicamenteuses

Clinique :

douleur : retro-sternale, ne survient pas à l’effort, prolongée, non calmée par la trinitrine, augmentée par la toux le décubitus et l’inspiration profonde, calmée par l’antéflexion

fièvre

syndrome grippal : qui peut précéder de quelques jours la péricardite

frottement péricardique systolo-diastolique en trois temps, persistant en apnée

signes droits qui doivent faire suspecter une tamponnade

Examens complémentaires :

ECG : classification de Halzmann

Stade1 : Sus-décalage ST à toutes les dérivations, concave vers le haut sans signe du miroir qui retourne à la ligne isoélectrique avec aplatissement des ondes T (stade2) parfois T(-)(stade3)

microvoltage diffus

sous-décalage de l’espace PR sans signe de miroir ni d’onde Q de nécrose

troubles du rythme supra ventriculaires fréquents

ECG peut être normal (stade 4)

Rx thoracique :

cardiomégalie symétrique en carafe lorsque l’épanchement est important

lésions tuberculeuses, néoplasiques, calcifications péricardiques…

Bilan biologique :

syndrome inflammatoire : CRP, VS

enzymes cardiaques à la recherche d’une myocardite latente

IDR, sérologie HIV

ETT :

A la recherche de signes minimes de péricardite, signes en faveur d’une étiologie

Complications :

Tamponnade : urgence thérapeutique,

Adiastolie aigue dépend de la rapidité de constitution de l’épanchement plus que de son abondance

Etiologies par ordre de fréquence : péricardites néoplasiques, aigues bénignes (du fait de leurs grande fréquence), hémopéricarde (dissection aortique, iatrogène, arme blanche…), urémiques, bactériennes, tuberculeuses, radiques…

Clinique :

Triade de Beck : ↘TA + hypertension veineuse + cœur petit et calme

le patient est assis manifeste une polypnée, tachycardie, sueurs,

signes d’insuffisance ventriculaire droite (TSJ, OMI, HPM)

le pouls paradoxal : l’inspiration profonde chez le sujet normal négative les pressions intra-thoraciques et favorise le retour veineux, les pressions dans les cavités droites compriment alors les cavités gauches, lors de la tamponnade cette compression sera responsable d’une chute de la pression artériel systolique > 10 mmHg

ECG : en plus des signes de la péricardite, on peut avoir une alternance électrique (QRS microvolté suivie d’un QRS plus volté)

ETT : examen clé

épanchement + SWINGING HEART

compression des cavités droites majorée en inspiration

TRT :

trt médical systématique : remplissage (macromolécules) +/- Dobutamine

drainage chirurgical transcutanée sous xiphoïdien, (CI dans les péricardites néoplasiques)

ponction péricardique : si l’état du patient est critique ou drainage doit être différé

CI : suspicion de dissection aortique (absolue), trouble de la crasse sanguin, épanchement localisé (relative)

péricardite constrictive :

définit comme étant une péricardite durant plus de 3mois

secondaire surtout aux péricardites purulentes, tuberculeuses et post-radiques

IVD, bas débit cardiaque

Rx : calcifications péricardiques

ECG : microvoltage, trouble de la repolarisation, trouble de la conduction, FA

ETT : dilatation des oreillettes avec ventricules normaux, péricarde épaissie, septum paradoxal

IRM/TDM

TRT : décortication péricardique

rechute : la rechute survient précocement la récidive est plus tardive

Traitement :

péricardite bénigne : repos + AINS (aspirine 3gr/jr) pdt environ 1mois puis diminuer progressivement + contrôle ETT toutes les semaines, (CI : anticoagulants)

péricardite tuberculeuse : antituberculeux pdt 1an + CTC

péricardite purulente : ATB + drainage chirurgical

péricardite néoplasique : prise en charge de la néoplasie